Labocity

Le blog dont tu es le héros !

31 août 2007

Bientôt la conclusion...

Dans quelques jours, tu pourras lire le dernier épisode de Labocity 1
et découvrir ce que deviennent Kami, Pia, Arthus, Salopard, Max, Birol et Sam.
Ne t'inquiète pas, l'aventure Labocity ne s'arrête pas là :
la deuxième saison "Labocity 2" arrive pour la rentrée !

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27 août 2007

La REALIH à la poursuite d'Arthus et des autres

REALIH_team

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13 août 2007

Episode 19, par Arthus - "La dernière page"

La balle transperce l’épaule de Kami qui s’écroule dans une plainte. Je baisse mon arme fumante, atterré.
Dans la même seconde, Birol se précipite vers moi et vise. Un instant en suspens,  une seconde d’hésitation peut-être, puis la déflagration, et l’impact. Je fais trois pas en arrière. Une fleur de sang s’épanouit sur ma chemise, juste au dessus de l’abdomen. Je la regarde, incrédule. Le temps semble s’arrêter.
Pia se précipite vers Kami tandis que les autres, consternés, me regardent sans bouger. Birol, le môme et les ombres que je devine derrière eux. Un des membres de la brigade me scrute avec plus d’intensité que les autres. Il me rappelle quelqu’un. Il est massif, et sous son casque à visière, je devine que sa peau est sombre. Pas le temps de réfléchir. Je leur tourne le dos, agrippe la rambarde de sécurité, puis saute par dessus et tombe lourdement sur le flanc, dans la poussière, au milieu des anciens rails. Je me relève péniblement, dans un râle. Me traîne dans l’obscurité, le long du tunnel. Kami est tombée, là-bas. A cause de moi. Son corps est immobile, recroquevillé. J’ai le cœur brisé. J’entends Pia qui hurle, des talkie walkie qui grésillent et des ordres donnés. Un souffle aussi. Quelqu’un me suit à tâtons. Je devine la rumeur des pas derrière moi. Ou est-ce mon imagination ? Je progresse difficilement, jusqu’à une bifurcation. Je prends, au hasard, le tunnel de droite. Un peu plus loin, une rame de métro abandonnée finit de rouiller dans une demi-pénombre. La porte est ouverte, je me hisse avec un grognement de douleur à l’intérieur. Je m’écroule, mi-assis, mi-allongé, sur un des sièges qui sentent la pisse de rat et le moisi.
C’est la fin.
D’une poche intérieure de ma chemise, je sors un carnet, rempli d’une fine écriture grise, la mienne. Ces derniers temps, quand mon cerveau me laissait de brefs instants de lucidité, j’ai pris des notes. Je voulais rendre compte de mes actes… et obtenir, peut-être l’absolution… pour ma trahison, pour cette honte qui me ronge. Je commence à lire.

« Quand le Laborat a étendu son emprise sur la ville et commencé la machinisation systématique des labocitadins, j’étais jeune, et encore idéaliste... Mais je dois commencer ma triste biographie avant cette époque. Mon père était Finlandais. Il avait débarqué à Labocity, l’ancienne Babylone, pour conquérir le monde de l’art. Epris d’une Egyptienne du quartier Univers, artiste elle aussi, il avait fondé un mouvement d’expression plastique dans un ancien laboratoire de cinématographe, caché dans le quartier Labo. Pendant ma courte jeunesse, il avait veillé à me transmettre son goût de la liberté, et m’avait appris à exprimer mes émotions par le biais de la peinture. Ses expériences artistiques avaient bercé mon enfance. Pour moi, c’était un héros. Mais quand le Laborat arriva au pouvoir et interdit l’Art qu’il disait « dégénéré », mon père fut un des premiers à disparaître. J’avais 9 ans. Ma mère, désespérée, porta son deuil longtemps, puis elle épousa un photographe venu de Tokyocity, et eut bientôt un second enfant.
Mon adolescence ne fut que rébellion, vandalisme et attaques en tous genres contre le pouvoir. Je commençais à fédérer des suiveurs, qui se rassemblèrent sous mon égide au Labo12. Je cherchais sans cesse de nouveaux moyens de provoquer le régime. Puis, un triste jour, ma mère et mon beau-père disparurent à leur tour, laissant ma demi-sœur orpheline.

(Le sang coule abondamment et je commence à avoir du mal à me concentrer)

Gagné par une rage vengeresse, j'entamai avec le Labo12 les actions terroristes qui nous valurent d’être fichés au Département de la Rumeur du Juste, peu de temps avant qu’un attentat bienvenu ne prive la ville de cet antre nauséabond de la dénonciation organisée. Première explosion  dont je soupçonnais l’auteur, et dont les petites soeurs suivraient bientôt.
Un mentor plus puissant émergea parmi nous. Je ne cherchai pas à repousser l’évidence. Son cynisme, ainsi que son invisibilité aux yeux des membres du groupe, qui lui conférait une aura indéniable, étaient de puissantes alliées. Je connaissais le secret de Birol, mieux que lui sans doute, et cachai la vérité aux autres. La REALIH, à laquelle j’avais adhéré et pour lequel je recrutai des soldats d’élite, croyait à tort que Mirko était avant tout un membre du Laborat. Je leur tus aussi ce secret : Mirko travaillait certes sous cette couverture officielle, mais ce afin de divulguer à notre groupe plans, données techniques et petits secrets de l’administration. Birol constituait le 3ème visage de cette personnalité multiple.
Une idée commençait à germer. Si la ville interdisait à présent toute représentation artistique autre que l’Art du Régime, basé sur le culte des machines, nous allions faire exploser une créature faite de ferraille et de systèmes électroniques au cœur d’un bâtiment officiel, et noyer la milice et les administrateurs les plus éminents du Laborat sous une masse visqueuse de débris mortels et de peinture rouge sang.
« Rendre l’Art à l’Art ».
La machine, une structure ailée que nous allions introduire dans l’Hysteria Gallery par la voie des airs, avait besoin d’un pilote : l’un de nous devait donc se sacrifier pour cela, mais la liberté n’a-t-elle pas un prix ?
Un soir, seul à l’entrepôt 4956, j’avais mis en place les derniers éléments de la machine ailée. Je préparai la 2ème des 3 expériences primaires nécessaires avant le grand soir                                                                                                                                          

(qui aurait dû être… ce soir-même)

                                                                                                                     mais une escouade de miliciens me surprit sur le chemin du retour et me paralysa d’une décharge électrique. Je tombai inconscient, pour me réveiller (combien de temps plus tard ? impossible à dire) avec une impression de vide, un sentiment bizarre d’être étranger à moi-même. J’étais dans ma chambre au labo12. Je ne voulais pas croire que j’avais été victime d’une expérience du Département Scientifique, malgré des migraines de plus en plus fréquentes, qui me rendaient incapables de réagir selon ma volonté. Un mutisme effrayant m’empêchait de confier à quiconque l’étrange changement qui s’était opéré. Je soupçonnais à raison qu’une puce avait été implantée dans mon cerveau. Si les maux de tête étaient intenses, les accès de violence se révélaient incontrôlables, et Tom a été ma première victime.
Les instructions qui apparaissaient par flash derrières mes rétines étaient claires. Je devais infecter le Labo12 de l’intérieur. Détruire ses membres et me détruire ensuite. Et, pour mon malheur, c’est ce que j’ai fait. »

La sueur dégouline sur la blessure,
Le sang tâche le carnet.
La douleur, lancinante, me fait délirer.
Je me vois, petit enfant, jouant à escalader un arbre à l’époque où la nature faisait encore partie du monde. Puis, un autre mirage. Les amis de mes parents font une grande fête au Labo12. Sam me porte sur ses épaules, peu de temps avant sa fuite hors des murs de la cité. Ma mère me sourit. Ma petite sœur, Kami, court vers moi en riant. Elle a 4 ans.

Est-ce ainsi qu’on meurt ?

Est-ce que les fantômes des moments heureux reviennent nous hanter pour nous accompagner de l’autre côté ?

Dans un ultime effort, je sors un crayon de ma poche et ajoute d’une écriture hachée par la douleur :

« A toi, bien que trop tard, je lègue toute mon affection, et mon idéal de liberté, honteusement trahi.
C’est la dernière chose qui me restait, et j’ai tout bousillé.»

Mais le sang a fini de noyer le bout de papier griffonné.
Confession illisible.
Dernier coup du sort.
Pathétique signe du destin.
Plus d’aveux.
Pas d’absolution possible.

Plus d’images à présent.

Un brouillard opaque m’obscurcit la vue.

Puis
plus
rien

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La dernière page

carnet

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07 août 2007

Episode 18, par Birol - "Révélation"

Birol s’arrêta net. Laissant Pia entrer arme au poing dans l’entrepôt.
Brûlure. Grimace.
Migraine violente.
Tordu de douleur, il retourna jusqu’à la camionnette.
Un clope. Besoin urgent de calmer cette nouvelle crise.
Sur la banquette arrière en moleskine, il saisit son pardessus et fouilla nerveusement parmi les nombreuses poches. Dans l'une d'elle, il y trouva un paquet écrasé et remarqua une enveloppe dans la doublure d’une de ses poches intérieures. Enveloppe ramassée le matin même à la consigne.   
Grincement de dents.
Toujours ce mal. Toujours cette dégénérescence maladive qui vous pourrit l’existence.
Birol ouvrit l’enveloppe et laissa glisser son contenu sur la banquette.
Un luger semi-automatique.
Et, une feuille pliée en deux. Une fois ouverte, elle révéla la première de couverture d’un livre de contrebande.
Les ouvrages de contrebande ne sont pas référencés dans la Babel du Laborat, considérés trop dangereux et séditieux par le pouvoir en place. Ils sont donc interdits et soumis à l'autodafé.
« La mémoire, individuelle et collective, prospective et potentielle, post-industrielle et pré-culturelle by Mirko Leirü »
Angoisse. Nervosité.
Au dos, un texte manuscrit. Birol y reconnut sa propre écriture.      
Trouble. Absence d’un instant.
Il lut : « L’important n’est pas que tu admettes à présent que nous sommes deux dans cette même enveloppe charnelle déconfite. L’important consiste aujourd’hui à faire en sorte que se perpétue la mémoire, notre mémoire, individuelle et collective, et ce par un moyen ou par un autre. Nous ne savons que trop bien que le futur s’écrit dans le passé, que la mémoire survit au présent. Et que pour cela il nous faut dissoudre le labo 12 devenu incontrôlable. »
Dans sa tête résonnait la voix profonde de Mirko.
Familière. Obsessionnelle.
Confusion. Sueur.
Dualité cérébrale.
Il luttait intérieurement. Tentative d’hégémonie du moi sur l’autre moi.
Usure physique. Cerveau atrophié.
Soudain sens en alerte. Méfiance.
Mauvais pressentiment.
Birol se rua à l’intérieur de l’entrepôt.

Pia semblait chercher quelque chose sur la paroi d’un des murs lorsqu’il pénétra.
Max se tenait à l’écart recroquevillé dans un coin, les jambes repliées comme s’il avait voulu occuper le moins d’espace possible. Il n’avait plus ses lunettes. Agité par de violents sanglots, ses mains couvrait sa bouche comme pour s’empêcher de parler. Birol ne prêta guère plus attention à l’enfant. D’ailleurs, il ne l’avait jamais fait. Une erreur, peut être.  Pia l’interpella brutalement tout en tâtonnant le mur de part et d'autres :
- Putain tu faisais quoi là dehors… ?
Birol ne répondit pas.
- Max dit qu’Arthus a pété les plombs et qu’il s’est barré avec Kami… Avec un peu de chance on peut encore les rattraper… et ramener Kami…! Pia s'arrêta et d'un ton énervé reprit. Tu comptes rester là sans bouger ? Remues toi un peu et aide moi !
- Au risque de paraître désobligeant une fois encore, tu cherches quoi sur ce mur ?
- Un monte-charge dissimulé !
- Ah… ! Dissimulé… forcément,
acquiesça-t-il un léger sourire au coin des lèvres. 
- Qu’est-ce que tu as Birol… ? Tu as l’air bizarre…
- Ça va… ça ira…
répondit-il en serrant les dents.
- Yes Pia ! s’exclama-t-elle au bout d’un instant lorsque le panneau bascula péniblement pour laisser apparaître la grille d'un monte charge.

Chute dans le noir.
Marche cadencée. Poursuite.
Ratissage de l’underground.
Embranchement oblique du tunnel.
Galerie plus étroite.
- Par là… ! pressa Pia d’un ton décidé.
Birol s’arrêta et tendit l’oreille.
- Birol… qu’est-ce que tu fous encore… ? Birol… ? Et merde… sans attendre, Pia s’engouffra un peu plus dans les ténèbres.
Birol plissa les yeux, sondant derrière lui la demi obscurité, car ce qui l’inquiétait ce n’était pas tant ce qu’ils traquaient mais ceux qui les traquaient eux.
Sans bruit. Accroupi, il guetta dans l’ombre.
Soudain de l’intuition naît la conviction.
Du statut de prédateur ils venaient de passer à celui de proie.

Lumière blafarde. Armes automatiques.
Ombres à l’entrée de la bouche de métro abandonnée.
Trois hommes.
Appareils infrarouges. Lunettes de vision nocturne.
La traque venait de commencer.
Nécessité d’agir. Impatience.
S’il ne se débarrasse pas tout seul de ces trois individus qui leur emboîtent le pas, Pia n’aura pas le temps d’intervenir pour contrer Arthus. Mais Birol sait a qui il a affaire. Dès leur retour au labo 4956, il savait qu’ils n’étaient plus seuls. L’instinct se montre efficace parfois. Physiquement plus faible, il doit cependant attendre que les ombres soient à portée. Profiter de l’avance, laisser le hasard décider de la suite… se dit-il. Il plissa les yeux en direction de Pia,  arma son arme puis s’engouffra dans la galerie. Au bout de quelques mètres, il déboucha sur ce qui devait être il y a bien longtemps une station de métro maintenant tristement abandonnée. Pia se tenait de dos devant lui.

Une ombre se découpait au milieu des parois de la station. La faible lumière des ampoules ne révélait pas son visage, à l’exception étonnante de la région des lèvres. De sorte que la première chose que Birol et Pia aperçurent d’Arthus fut sa bouche.
- Enfin nous y voilà… Je ne te pensais pas si déterminée Pia. Es-tu seulement sûre de comprendre ce qui se joue réellement ici Pia… ? lança cyniquement la sombre bouche.
- Où est Kami connard ? rétorqua immédiatement Pia.
- Kami… Kami… tu tiens tant à elle que ça... ? Alors que je te rappelle que c'est toi qui nous l'as livrée... Même escamotée.
- Où est-elle ?
insista sans se laisser démonter Pia.
- À quoi cela te servirait-il de le savoir maintenant qu’il est trop tard ! la bouche se referma, et les lèvres pâles se crispèrent en dessinant une courbe très fine, presque invisible. Un sourire ? La folie ? Pia avait du mal à le déterminer. Derrière Birol, apparurent les trois recrues du REALIH armées qui prirent position et les mirent en joue. La bouche s’ouvrit comme un animal tapi, petit mais dangereux, qui aurait soudain aperçu une proie. Ah… ! Il semblerait que nous ne soyons plus seuls à présent… ricana-t-il. Des petits copains de Max je suppose… Messieurs, soyez les bienvenus ! On dirait que le problème se complique. Que vas-tu faire maintenant Birol ? Est-ce ainsi que tu imaginais payer le prix de ton fardeau en nous sacrifiant tous... ?
- Tu te trompes… il ne s’agit pas d’un fardeau… considère cela comme un devoir, un devoir sacré contre le Laborat. Répondit-il sèchement.
- Oh, un devoir, la bouche d’Arthus dessina (maintenant c’était sûr) un sourire menaçant. Un devoir sacré bien entendu. Tu parles comme toujours Birol ou plutôt devrais-je dire Mirko !
Pia dévisagea Birol, sa confusion était presque palpable.
Arthus avança d’un pas : la lumière découvrit la pyramide de son nez, ses longs cheveux blonds, et les braises sombres de ses yeux. Une main, la droite, tenait une arme, braquée sur Birol, l’autre bloquait Kami, blessée, à demi droguée, contre son flanc gauche.
Birol se mit à parler avec une douceur étrange, sans s’adresser à qui que ce soit en particulier, comme s’il récitait une prière, seul. Dans la pâleur de son visage, ses lèvres formaient un rictus de tourment.
Les lèvres de Pia s’ouvrirent soudain, comme si elle s’était préparée à prononcer un mot. Elle resta un instant dans cette posture, les mandibules crispées, l’obscure ellipse des mâchoires immobilisée dans le silence. Elle les referma alors doucement et murmura :
- Mais putain c’est quoi ce délire… ?
Ses mains s’étaient dressées, armées, en un geste redoutable, direct, presque exact qui oscillait tantôt vers Birol, tantôt vers Arthus. Dans une indécision la plus totale.
- Donne moi Kami… ! Et laisse nous partir...
Arthus lâcha Kami qui tenait péniblement sur ses jambes les yeux complètement hagards.
Ne me parle pas de devoir, Mirko… Oh, non… ne me parle pas de devoir ! La bouche d’Arthus tremblait de colère. C’est à cause de rats comme toi si nous en sommes là aujourd’hui. Tu es seul responsable…
- En rien… je ne suis responsable en rien… si ce n’est de permettre à la mémoire d’exister et d’absoudre le Laborat et tous ceux qui veulent la manipuler ! s’offusqua violemment Birol. Je me suis trahi en t’enrôlant, j’ai cru que tes rêves étaient autres et je me suis trompé, maintenant il te faut répondre de tes actes.      
- Ne te pose pas comme le sauveur car nul ne mérite ce rôle, surtout pas toi, surtout pas ici et qu’importe, de toute façon il n’y a pas d’autre issue, le labo 12 a échoué… tu as échoué… tout comme j’ai échoué… la mémoire est éphémère si elle n'a personne pour la transmettre… et à présent il ne restera de nous plus que notre silence !... acheva Arthus.
Et ce mot, «silence», fût le dernier.

Tous restent hyper vigilants, à l’affût du moindre geste.
Kami égarée errait au milieu des lignes de mire.
Il y a toujours dans ce genre de situation un élément perturbateur que la tension extrême ne parvient pas à prévenir, un mental délabré qu’un rien fait exploser. N’importe qui (dans cet enfer) peut déraper à tout moment.
Silence total.
Tous se retiennent de respirer.
Mains tremblantes. Nerfs à vif.
Trop longue attente.
Silence toujours.
Soudain (mais où ?) : un bruit…
L’élément perturbateur. 
Max.

Détonation.
Et le silence fut brisé par une sextuple clameur.
Le son s’enfonça dans les oreilles de Birol et l’accompagna dans sa riposte.

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